mais qui est pour les plus grands. Aujourd'hui, il est conseil pour des boîtes. On lui a proposé une marque, il n'a pas voulu me dire le nom, mais il a dit « je ne peux pas ». Il me dit « parce que les stylistes ne comprennent rien, on est des mecs de 20 ans, ils sont sur Instagram, ils me disent « tu ne fais pas une collection sur Instagram ». Moi, tous les lundis, je fais tout pareil à pied, je vais voir. Tous les lundis, je fais tout pareil pour voir ce qu'il y a en proposition. Je fais à Paris parce qu'aujourd'hui, c'est à Paris. Avant, c'était à New York, j'allais à New York, j'allais au Japon. Je suis tout le temps en train de… Quand je suis en Italie, je m'arrête. C'est hyper important de prendre la température de… Comment ça va la vie ? Qu'est-ce qui arrive ? Qu'est-ce qu'est-ce-t-il ? Je suis à Holbox. Holbox, c'est une île au Mexique. Il faut que tu atterris vers Cancun ou je ne sais plus où. Et puis après, tu prends un taxi, un bateau, un truc. Il faut un jour pour y arriver. C'est là. C'est l'une des destinations les plus live aujourd'hui et puis il ne se passe rien. Et je trouve à Holbox ce bob. Il n'était pas comme ça. Moi, je l'ai délavé. Un bob avec des morceaux. Et je fais : « C'est marrant. » Je lui dis : « Vous avez d'autres couleurs ? » Je lui dis : « Non, c'en est un seul. » Une bonne femme me dit : « C'est moi qui l'ai fait. Je trouvais ça rigolo. » Je l'achète. Il était abîmé en plus. Il y avait un trou, je ne sais pas quoi. Je lui dis : « Je prends, je prends même abîmé, j'achète. » Je suis revenu. J'ai fait ça. J'ai fait cette pièce. J'ai fait une déclinaison de couleurs. J'ai fait ça. Et après, j'en ai plus. Mais j'ai fait le bob uni. J'ai plus. Donc ça pour les vitrines et le bob uni. C'est top. On l'a super, super bien vendu. C'est sûr. Tu vois, au fin fond d'une plage, sur le truc, j'arrive à trouver une inspiration. Et je n'ai rien inventé. Je l'ai rééquilibré parce qu'il était dégueulasse. J'ai rajouté des morceaux. Oui, mais c'est tout. Après, c'est ta patata. C'est ce qu'on appelle du hobo. Hobo, c'est homeless bohemian. C'est-à-dire, c'est une... Après les années... Après la guerre du Vietnam, tous les mecs qui sont rentrés de la guerre, qui étaient fracassés, Ils sont tous devenus homeless dans la rue. Ils faisaient la manche. Mais il restait toujours chic, enfin propre, parce que c'était des militaires, ils avaient ça. C'est ce qu'on appelle l'esprit hobo. Donc c'est le mec qui a pantalon avec des pièces et des machins. Mais il reste chic. Il va même mettre une vieille cravate pourrie, mais chic. Voilà. Je suis fatigué, je vais me coucher.